Jusqu’au revirement de la semaine dernière sur son engagement à dépenser 28 milliards de livres sterling pour rendre l’économie plus verte, le parti travailliste avait une histoire cohérente à raconter sur l’économie. Ce n’était pas une histoire particulièrement passionnante mais elle avait du sens.
Le récit s'est déroulé ainsi. Depuis leur arrivée au pouvoir en 2010, les conservateurs ont fait un véritable gâchis. Une austérité malavisée a entraîné une croissance faible et une stagnation du niveau de vie. Les services publics manquent d’argent et trop peu de mesures ont été prises pour garantir l’avenir de la planète. Un échec à une telle échelle nécessite une approche différente.
Après l’émasculation, la semaine dernière, de son plan de prospérité verte, le scénario a changé. On y lit désormais : les conservateurs ont laissé la Grande-Bretagne dans un état précaire, mais si vous votez pour nous, peu de choses changeront. Nous sommes un conservatisme de continuité.
Auparavant, les travaillistes se présentaient aux élections en proposant une forme légère de keynésianisme vert comme alternative à la stagnation. Il séduira dés...
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